Sophie à la Fac

En partenariat avec le Théâtre Universitaire de Nantes, un philosophe reconnu intervient sur le campus Tertre pour exposer, débattre et échanger sur des sujets d’actualités en rapport avec le thème des Rencontres de Sophie.

Le 13 février 2014
Marcel Gauchet : « Liberté et pouvoir »

Présentation : Il paraissait aller de soi que la liberté des personnes se prolongeait  dans le pouvoir des peuples. L’évolution des démocraties libérales  impose à cet égard une révision déchirante. Et si les libertés avaient  pour effet de nous priver de pouvoir ? » En avant-première des Rencontres de Sophie (14 au 16 février 2014 à Nantes), Marcel Gauchet a donné une conférence exceptionnelle organisée par l’association Philosophia et l’Université de Nantes (Direction culture et initiatives), en partenariat avec le Théâtre universitaire, sur le thème « Liberté et pouvoir ».

Présentation de l’intervenant :  Philosophe et historien, Marcel Gauchet est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, au Centre de recherches politiques Raymond-Aron. Il est également le rédacteur en chef de la revue Le Débat (Gallimard) fondée en 1980 avec Pierre Nora.

Le 7 février 2013
Jean-Luc Nancy : « Le corps, dehors »

Présentation : Le corps, c’est dehors. Il n’y a pas « dedans » du corps, ou bien c’est un autre dehors. Mais dehors sans dedans, cela a-t-il un sens ? Peut-être pas, mais si au lieu d’avoir du sens c’était le sens même ?

Présentation de l’intervenant : Philosophe, ou « penseur » comme il préfère se défnir, Jean-Luc Nancy inscrit le dialogue avec d’autres pratiques au centre de sa démarche intelectuelle. « Je suis de plus en plus ouvert à la possibilité de me frotter à ces façons différentes de créer du sens, de me livrer à l’expérimentation, à l’improvisation (…) je veux être mené au bord d’autres écritures. » Il collabore par exemple avec la chorégraphe, Mahilde Monnier, pour l’écriture de Allitérations autour d’un questionnement sur la place particulière de la danse parmi les arts, en tant que champ de la réinvention permanente.

Jean-Luc Nancy

Emmanuel Terray

Le 9 février 2012
Emmanuel Terray : « L’hystérie politique. Ses causes et ses effets. »

Présentation : L’hystérie politique est la réaction collective de certaines nations devant des situations qu’elles sont incapables de maîtriser. Elle se traduit par l’avènement d’une vision déformée de la réalité, et par l’essor d’interprétations fondées sur une version socialisée du délire de la persécution. Comme l’expérience historique le montre, elle conduit d’ordinaire aux pires catastrophes.

Présentation de l’intervenant : Emmanuel Terray (né en 1935) est un anthropologue français et un militant politique, maoïste dans les années 1960-1970 puis luttant pour la cause des travailleurs clandestins dans les années 1990 et 2000.

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Le 24 février 2011

Pierre Rosanvallon : « Refaire l’égalité »

Présentation : Il paraissait aller de soi que la liberté des personnes se prolongeait  dans le pouvoir des peuples. L’évolution des démocraties libérales  impose à cet égard une révision déchirante. Et si les libertés avaient  pour effet de nous priver de pouvoir ? L’idée d’égalité est aujourd’hui en panne dans notre société. Comment la reformuler pour lui donner un nouvel élan? Pour répondre à cette question, Pierre Rosanvallon propose de distinguer théorie de la justice distributive et philosophie de l’égalité. Il montre qu’il faut partir d’une définition de l’égalité comme relation sociale pour refonder un impératif plus exigeant de solidarité et surmonter la crise de l’Etat fiscal-redistributeur.

Présentation de l’intervenant :  Historien et intellectuel français, Pierre Rosanvallon occupe depuis 2001 la chaire d’histoire moderne et contemporaine du politique au Collège de France tout en demeurant directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Pierre Rosanvallon travaille sur l’histoire de la démocratie, et du modèle politique français, et sur le rôle de l’État et la question de la justice sociale dans les sociétés contemporaines

Le 4 février 2010
T. Todorov : « Barbarie et civilisation »

Présentation :  A l’origine, le mot « barbare » a un double sens : il désigne aussi bien les étrangers (les non Grecs) que les êtres sauvages, ignorant des lois, se comportant de manière cruelle et violente. On peut remonter de là à un sens plus général, et encore pertinent aujourd’hui : est barbare celui qui ne reconnaît pas la pleine humanité des autres. Réciproquement, est civilisé non celui qui a lu beaucoup de livres, mais celui qui reconnaît pleinement cette humanité, même quand les autres sont différents de soi. Mais si la civilisation est une valeur universelle, les cultures, elles, sont plurielles. Leurs grandes caractéristiques sont d’être imposées plutôt que d’être choisies, de coexister aisément tant dans un individu que dans une société, et d’être en transformation constante. Il ne faut confondre la culture ni avec l’appartenance civique, ni avec un système de valeurs librement choisi (convictions politiques ou morales ou philosophiques). La cohabitation de ces diverses appartenances collectives peut créer des tensions, mais celles-ci ne sont pas insurmontables.

Présentation de l’intervenant :  Tzvetan Todorov, né le 1er mars 1939 à Sofia et mort le 7 février 2017 à Paris, est un critique littéraire, sémiologue, historien des idées et essayiste français d’origine bulgare.