« Le quart d’heure philo », tous les mercredis et vendredis à 18h45, une chronique radiophonique philosophique sur Jetfm 91.2

L’idée reçue a la vie dure : la philosophie serait un mode de réflexion abstrait, vague, compliqué, seulement réservé à des spécialistes qui tiennent des discours auxquels on ne comprend rien.

Pourtant les philosophes s’intéressent à ce qu’il y a de plus concret chez les hommes : le désir, le corps, le bonheur, la perception, l’autre… Toutes sortes d’objets qui font notre quotidien, mais que nous ne prenons pas le temps de voir et d’essayer de comprendre.

Le quart d’heure philo sera ce moment de réflexion : partant d’une situation banale – une rencontre amoureuse, une illusion d’optique, une dispute – nous essaierons d’en montrer le sens et les enjeux, et de saisir en quoi même la banalité recèle un problème philosophique du plus haut intérêt.

Le miroir – Pourquoi nous regardons-nous autant dans notre miroir ? A quoi jouons-nous ? Que s’y joue-t-il ?, Sylvain Portier

« Le stade du miroir est un drame dont la poussée interne se précipite de l’insuffisance à l’anticipation – et qui pour le sujet, pris au leurre de l’identification spatiale, machine les fantasmes qui se succèdent d’une image morcelée du corps à une forme que nous appellerons orthopédique de sa totalité. » Lacan, Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je

Le coup de foudre – Nous jugeons qu’une chose est bonne parce que nous la désirons., Jean-Luc Nativelle

« Nous n’avons non plus l’appétit ni le désir de quelque chose parce que nous jugeons que cette chose est bonne ; mais qu’au contraire nous jugeons qu’une chose est bonne parce que nous nous efforçons vers elle, que nous la voulons, que nous en avons l’appétit et le désir. » Spinoza, L’Ethique

La disputePourquoi avons-nous l’illusion de détenir la vérité alors que nous n’avons que des opinions ?, Jean-Luc Nativelle

« Le bon sens est la chose la mieux partagée car chacun pense en être si bien pourvu, que même ceux qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont. (…) Mais ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est l’appliquer bien. »  Descartes, Discours de la méthode