Un cycle de conférences, ouvert à tous, en préparation aux

Rencontres de Sophie

15-17 mars 2019

Introduction aux Rencontres de Sophie

des 15 au 17 mars 2019 au Lieu Unique

Guerre et paix

Les jeudis 10,  17, 24, 31 janvier et 7 février 2019

Jeudi 18h30 – 20h Amphi pôle santé

IL EST ENCORE TEMPS DE S’INSCRIRE !!! MAIS IL FAUT SE DÉPÊCHER

Code : 012101 (15€ le cycle de cours ou 5€ l’unité)

Cours de philosophie de l’Université Permanente en partenariat avec Philosophia

La guerre, phénomène majeur de la condition humaine, fait aujourd’hui brutalement retour et sous des formes inédites (comme l’enrôlement des États démocratiques eux-mêmes contre un terrorisme devenu planétaire ou encore l’anéantissement de pans entiers de leur propre peuple par des États dictatoriaux). N’est-ce pas l’occasion d’examiner à nouveaux frais les notions mêmes de « guerre » et de « paix », dont notamment l’idéal (issu du Siècle des Lumières) de l’institution d’une paix universelle par la médiation du droit ?


Cinq spécialistes apporteront tour à tour leur éclairage, pour permettre aux auditeurs d’entrer dans la réflexion et le débat, puis de participer aux Rencontres de Sophie qui se tiendront du 15 au 17 mars 2019 au Lieu Unique.

jeudi 10 janvier 2019 ⏐ 18.30 – 20.00

Stanislas JEANNESSON, docteur et professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Nantes, membre du CRHIA

 La guerre froide : « Paix impossible, guerre improbable » ?

Pendant plus de 40 ans, de 1947 à 1990, la guerre froide imprime sa marque sur le système international. Cet affrontement idéologique et géopolitique, s’il fait de nombreuses victimes, ne débouche pas sur un conflit armé entre les deux principaux acteurs, les États-Unis et l’URSS. Reprendre, pour les discuter, les mots de Raymond Aron : « Paix impossible, guerre improbable », sera l’occasion de nous interroger sur les relations complexes qu’entretiennent la guerre et la paix durant cette période décisive de l’histoire contemporaine.

jeudi 17 janvier 2019 ⏐ 18.30 – 20.00

Joël GAUBERT, professeur honoraire de Chaire supérieure de philosophie en classes préparatoires

 Faut-il vouloir la paix à tout prix ?

La guerre est un phénomène majeur de l’époque contemporaine qui a vu se déchaîner la violence de masse aussi bien à l’intérieur des nations (guerre civile) qu’entre les États, jusqu’à ce qu’elle devienne « mondiale » au siècle dernier et enrôle aujourd’hui les États démocratiques eux-mêmes contre un terrorisme planétaire. N’est-il pas urgent, dans ce contexte historique, d’examiner à nouveau l’idéal de la paix universelle par la médiation du droit issu de la philosophie des Lumières, à la fois dans son sens théorique et dans sa portée pratique, en reconstruisant et confrontant les thèses (pacifiste, belliciste et pacifique) qui s’affrontent de nouveau ouvertement, dans le souci non seulement de clarifier le débat mais aussi de mener le combat contre le retour de violences barbares que l’on avait naïvement pu croire dépassées ?

jeudi 24 janvier 2019 ⏐ 18.30 – 20.00

Jacques RICOT, docteur en philosophie et professeur honoraire de philosophie en classes préparatoires

 La non-violence

Le non-violent considère que la paix ne peut pas être obtenue par des moyens qui en contredisent la fin. Mais ce que l’on nomme la non-violence revêt des visages très différents. Si elle peut prendre la forme d’un pacifisme défaitiste ou encore prophétique, elle se propose aussi comme un moyen pacifique de lutte contre l’oppression et vise à l’efficacité à l’égal des opérations militaires et des méthodes violentes et c’est ce que l’action historique de Gandhi a illustré. On ignore trop souvent la grandeur et la force de la non-violence, mais il convient aussi de s’interroger sur ses limites.

jeudi 31 janvier 2019 ⏐ 18.30 – 20.00

Pierrick HERVE, docteur en histoire, professeur de Chaire supérieure en classes préparatoires littéraires.

 Les pacifismes dans l’entre-deux-guerres

Le traumatisme provoqué par la Grande Guerre se traduit dans la société par l’affirmation d’un mouvement nullement nouveau, le pacifisme. L’originalité de ce mouvement consiste en une grande diversité, (d’où l’expression les pacifismes), et en un dynamisme qui met en question notre façon d’aborder les relations internationales dégradées des années 1930.

jeudi 7 février 2019 ⏐ 18.30 – 20.00

Blaise BENOÎT, agrégé de philosophie et docteur de l’université de Paris-I, enseigne en classes préparatoires au lycée Clemenceau de Nantes

 « Guerre et Paix » dans les grandes oeuvres philosophiques.

Un premier moment préparatoire questionnera la provenance de la guerre à partir de la question suivante : la guerre n’est-elle pas l’expression d’un phénomène plus originaire, à savoir la violence ? L’analyse se centrera alors notamment sur des textes de Freud et Gandhi. La deuxième partie de l’exposé abordera frontalement le rapport entre guerre et paix à partir de textes de Hobbes, Spinoza et Kant. Enfin, la dernière étape rejoindra des préoccupations contemporaines et s’intitulera : « Le concept de guerre : en crise, au vu de l’évolution historique ? ». Elle sera conduite à partir de références à Rousseau, Carl von Clausewitz, Gaston Bouthoul et Frédéric Gros.

S’inscrire :

Mail : univ-perm[@]univ-nantes.fr
Adresse postale :
Université Permanente, 2 bis rue Léon Bureau,
Parc des Chantiers, Bt « Ateliers et Chantiers de Nantes »
44200 Nantes
Accueil Pédagogique-Cours : 02 72 64 88 64
Horaires d’ouverture aux publics
Lundi au jeudi de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 18h30
Vendredi matin de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 16h00
Accueil conférences :
02 40 99 83 97 et 02 72 64 88 17
Ouvert tous les matins de 9h00 à 10h30
Après-midi fermé pour conférences.

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Un cycle de conférences, ouvert à tous, en préparation aux

Rencontres de Sophie du 23 au 25 mars 2018

Introduction aux Rencontres de Sophie

Vérité ou vérités ?

Les jeudis 11, 18, 25, janvier et

1er, 8 février 2018

18h30 à 20h. Amphi 7, Rez-de-chaussée haut, Faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil à Nantes.

Entrée : 5€

Cours de philosophie en partenariat avec l’Université Permanente

 L’esprit humain a toujours eu tendance à tenir « La Vérité » pour un absolu, qu’elle émane du mythe, de la religion, de la science voire de la philosophie elle-même. Cependant, depuis le scepticisme antique jusqu’au nihilisme contemporain, ce sont la multiplicité, la variabilité et la caducité « des vérités » qui semblent s’être de plus en plus imposées,  comme dans la diversité culturelle des valeurs et la pluralité des paradigmes scientifiques eux-mêmes. Comment vivre alors, penser et agir avec assurance aujourd’hui, pris entre l’inconfort de « vérités » plurielles et la nostalgie d’une « Vérité » unique ?

Ce thème des Rencontres de Sophie sera préparé par cinq séances successives.

jeudi 11 janvier 2018 ⏐ 18.30 – 20.00

Olivier DEKENS, professeur de philosophie en lettres supérieures, Lycée Guist’hau 

 À quoi bon la vérité ?

On pense très généralement que la philosophie française contemporaine a, notamment avec Foucault ou Derrida, une attitude distante, voire sceptique, à l’égard de la vérité. Sans nier la volonté explicite de bien des penseurs français de déconstruire les figures les plus traditionnelles de la vérité, il s’agira de comprendre tout d’abord les sens qu’il faut donner à ce terme : vérité-adéquation, vérité-expression, vérité-cohérence, vérité-révélation ? Cette conférence proposera avant tout une clarification terminologique, préalable indispensable à toute discussion sérieuse sur ce concept, au-delà des oppositions un peu stériles qui organisent encore le champ philosophique.

 

Jeudi 18 janvier 2018 ⏐18.30 – 20.00

Michel MALHERBE, professeur émérite de philosophie à l’Université

La vérité rend-elle heureux?

Penser, c’est être soi en se sachant soi-même. Se savoir soi-même peut exiger une ascèse et l’ascèse est une souffrance. Mais la fin poursuivie est l’adéquation à soi-même, ce qu’on prend volontiers pour une définition du bonheur. Toutefois, nul ne peut se savoir lui-même sans être reconnu par autrui: la vérité vient de l’autre et elle est malheur, puisqu’elle dépossède le Soi de lui-même. Les sceptiques vont plus loin: il n’y a pas de vérité de soi. Abandonnons le “connais-toi toi-même”, Le bonheur n’a rien à voir avec la vérité, il réside dans la pratique de la vie. Ayons le bonheur modeste. Fort juste, dit le métaphysicien, mais il faut savoir où l’on est dans le monde, dans l’ordre des choses. Il faut donc chercher la vérité de l’ Être, le bonheur est à ce prix. Question : faut-il être modeste ou immodeste dans la recherche de la vérité ?

Jeudi 25 janvier 2018 ⏐ 18.30 – 20.00

Thierry GUIDET, journaliste, fondateur de la revue Place Publique

La vérité du journaliste

On attend du journaliste qu’il informe, qu’il rapporte les faits avec exactitude. Pourtant le travail des médias fait l’objet d’un soupçon généralisé. Est-ce la faute des journalistes, coupables de mélanger les faits et les commentaires, incapables d’objectivité ou même d’honnêteté ? Peut-être. Mais les faits sont-ils en eux-mêmes une évidence ? Comment les sélectionne-t-on ? Comment les raconte-t-on ? Bref, à quel type de vérité le journalisme peut-il prétendre ?

Jeudi 1er Février 2018 ⏐ 18.30–20.00

Jean-Noël HALLETprofesseur émérite de biologie à l’université de Nantes

Science et vérité

La recherche scientifique apporte chaque jour son lot de découvertes sur la nature de l’univers et sur les mécanismes de la vie. Elle ne prétend pas à l’établissement d’une vérité définitive mais le fait scientifique est digne de confiance. Parce qu’il a été démontré par une méthode rigoureuse d’exploration du monde physique basée sur la preuve expérimentale et la réfutabilité il se distingue des opinions et des croyances qui ne lui sont pas opposables. Il convient de le réaffirmer à l’ère de la post-vérité et des fake news. Mais il convient aussi de garantir que l’expertise scientifique, qui est aujourd’hui souvent appelée à s’exprimer sur d’importants enjeux de société, soit indépendante et à l’abri des conflits d’intérêt.

Jeudi 8 février 2018 ⏐ 18.30 – 20.00

Dr Aurélie LEPEINTRE, praticien hospitalier, Responsable de l’unité mobile de soins de support et de soins palliatifs

La vérité du médecin

La médecine n’est pas une science exacte ; elle s’appuie sur des sciences multiples et une législation précise mais elle est également pratique, exercée au lit du malade, devant prendre en compte le cas singulier de la personne malade avec toutes ses particularités. Sa vérité est plus statistique qu’individuelle. Et pourtant, il faut engager un diagnostic, décider d’un traitement et annoncer au malade une perspective d’évolution qui soit fiable et qui puisse l’aider. Ces difficultés qui sont le lot de tout médecin sont rendues plus aigües encore quand on a pour métier de s’occuper de personnes atteintes de maladies graves évolutives ou en fin de vie.