Un cycle de conférences, ouvert à tous, en préparation aux
Rencontres de Sophie
Les Rencontres de Sophie
11-15 mars 2026 : Les machines
École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes
Introduction aux Rencontres de Sophie
Les jeudis 8, 15, 22 et 29 janvier et 5 février 2026
18h à 19h30 – Amphis médecine/pharmacie,
Rue Bias, Nantes
Sur abonnement à l’Université Permanente ; ou entrée à la séance : 8€
Cours de philosophie de l’Université Permanente en partenariat avec Philosophia
Les Rencontres de Sophie 2026 se proposent, à travers conférences, débats et entretiens, et par une approche à la fois philosophique, anthropologique et scientifique, de nourrir la nécessaire réflexion collective à propos des machines. A l’horizon de notre grand week-end, il s’agira d’esquisser ce que pourrait être une éthique et une politique à la mesure d’un Prométhée désormais déchaîné.
Quatre spécialistes apporteront tour à tour leur éclairage, pour permettre aux auditeurs d’entrer dans la réflexion et le débat, puis de participer aux Rencontres de Sophie qui se tiendront qui se tiendront les 11-15 mars 2026 à ENSA de Nantes
Introduction aux Rencontres de Sophie des 11-15 mars 2026 :
Les machines
Jeudi 8 janvier 2026 18.00 – 19:30
Amphi C – Bias2, rue Bias, Nantes
Faut-il craindre les machines ?
Caroline Baudouin (Professeure agrégée au lycée de Cholet, chargée de cours au département de philosophie de Nantes Université)
Présentation : L’omniprésence des machines suscite dans bien des circonstances de la méfiance, voire de l’appréhension : elles menacent de détruire nos emplois, génèrent des catastrophes aux effets démesurés quand leur contrôle nous échappe et nous laissent complètement démunis lorsqu’elles tombent en panne. Pourtant, ces mêmes machines nous sont utiles au quotidien et semblent tout autant nous faciliter l’existence. Alors, faut-il craindre les machines ?
Jeudi 15 janvier 2026 18.00 – 19:30
Amphi A – Bias2, rue Bias, Nantes
De la machine ou du machinisme : engin, outil, système, matière, production du XVIIIe au XXIe siècle
Jean-Louis Kerouanton (Nantes-Université, Centre François Viète : Épistémologie, Histoire des sciences et des techniques)
Présentation : Employé dès le Moyen Âge, « engin » constitue l’une des racines du mot « ingénieur », sans la connotation péjorative qu’il a parfois acquise en français, contrairement à l’anglais « engine ». La « machine » renvoie à un objet technique, un assemblage mécanique complexe ; au XVIIIᵉ siècle, un chevalement de mine est ainsi désigné aussi bien comme engin que comme machine. À partir d’exemples concrets, il s’agira de comprendre la complexité technique dans ses dimensions matérielles et contextuelles, d’interroger le machinisme depuis la Révolution industrielle ainsi que les critiques contemporaines de ses effets, et enfin de poser la question de la mémoire et de la patrimonialisation de ces machines.
Jeudi 22 janvier 2026 18.00 – 19:30
Amphi 007 – Bias2, rue Bias, Nantes
IA, ce nouvel « Autre »
Xavier Aimé (CEO Cogsonomy, Chercheur associé IA – CNRS)
Présentation : L’IA n’existe pas selon certains. Ce n’est qu’un outil pour d’autres. Et en même temps, on aime l’accuser de tous nos maux : ce n’est pas moi, c’est l’IA. A tel point qu’il devient le bouc émissaire idéal de nos travers, nous dédouanant de tout esprit critique vis-à-vis de nous-même en premier lieu. En même temps, dans d’autres contrées, l’IA est considérée comme le premier être vivant non biologique. Paradoxes en vue.
Jeudi 29 janvier 2026 18.00 – 19:30
Amphi C – Bias2, rue Bias, Nantes
Le numérique : Sortir de l’enfermement, de notre fausse conscience
Frantz Rowe (Nantes Université – IAE)
Jeudi 5 février 2026 18.00 – 19:30
Ce que les technologies contemporaines font à la musique
Vincent Granata (Nantes Université, Centre Atlantique de Philosophie, Maître de conférences en Musique et musicologie)
S’inscrire :
Mail : univ-perm[@]univ-nantes.fr
Adresse postale :
Université Permanente, 2 bis rue Léon Bureau,
Parc des Chantiers, Bt « Ateliers et Chantiers de Nantes »
44200 Nantes
Accueil Pédagogique-Cours : 02 72 64 88 64
Horaires d’ouverture aux publics
Lundi au jeudi de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 18h30
Vendredi matin de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 16h00
Accueil conférences :
02 40 99 83 97 et 02 72 64 88 17
Ouvert tous les matins de 9h00 à 10h30
Après-midi fermé pour conférences.
Un cycle de conférences, ouvert à tous, en préparation aux
Rencontres de Sophie
Introduction aux Rencontres de Sophie des
17-18 mars 2023, au Théâtre de Saint-Nazaire
Les jeudis 5, 12, 19 et 26 janvier 2023
Jeudi 18h30 – 20h Amphi pôle santé
Les inscriptions sont ouvertes
Code : … (8€ l’unité)
Cours de philosophie de l’Université Permanente en partenariat avec Philosophia
Amphi, Rez-de-chaussée haut, Faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil. Entrée à la séance : 8€
Quatre spécialistes apporteront tour à tour leur éclairage, pour permettre aux auditeurs d’entrer dans la réflexion et le débat, puis de participer aux Rencontres de Sophie qui se tiendront au Théâtre de Saint-Nazaire les 17/18 mars 2023
Quand peut-on dire « c’est beau » ? par Jean-Marie FREY, philosophe, professeur de chaire supérieure en classes préparatoires (Angers)
Présentation : Que la perception de la beauté soit relative à la subjectivité de chacun, et alors quand on dit « c’est beau » on ne dit pas grand-chose. Pour affirmer qu’une réalité est belle, il faut se dire que la beauté possède un caractère d’objectivité ! Le beau peut-il s’élever à l’universel ?
De la beauté dans ses rapports à l’humanité par Joël Gaubert, philosophe, professeur honoraire de chaire supérieure en classes préparatoires (Nantes)
Présentation : Qu’y a-t-il de plus paradoxal et de plus profondément décevant que de ne plus pouvoir parler ouvertement aujourd’hui de la beauté sans être soupçonné de naïveté, tant elle a été elle-même frappée de mutisme voire d’interdiction par toutes les « déconstructions » de la métaphysique, toutes les « ruptures » des « avant-gardes artistiques », toutes les industries du divertissement de masse et toutes les formes de nihilisme qui en résultent ? La beauté ne continue-t-elle pas, pourtant, de faire l’objet d’une irréductible expérience qui, modestement mais résolument, féconde toujours l’existence humaine, dans sa dimension proprement esthétique, certes, mais aussi dans les domaines éthique (comme en amour et en amitié) et socio-politique (dans le partage du sensible nécessaire à tout sens commun) ?
La beauté est-elle le critère le plus pertinent pour apprécier les œuvres musicales ? par Patrick Lang, philosophe, maître de conférences à Nantes Université
Présentation : Quels sont les critères esthétiques qui pourraient guider la critique musicale? La beauté semble s’imposer, s’il est vrai que la musique est l’un des beaux-arts. Mais il n’est pas aisé de déterminer en quoi consiste la beauté en musique. Aussi d’autres critères, tels que perfection, profondeur, grandeur, nouveauté, doivent être envisagés pour juger les œuvres. On soutiendra en dernière instance que le critère de la cohérence contraignante est décisif en la matière, et que la beauté n’en est qu’un appât.
Les jugements de goût dans la ville conçue et vécue par Laurent DEVISME, professeur d’études urbaines à l’Ecole d’architecture – Nantes Université
S’inscrire :
Mail : univ-perm[@]univ-nantes.fr
Adresse postale :
Université Permanente, 2 bis rue Léon Bureau,
Parc des Chantiers, Bt « Ateliers et Chantiers de Nantes »
44200 Nantes
Accueil Pédagogique-Cours : 02 72 64 88 64
Horaires d’ouverture aux publics
Lundi au jeudi de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 18h30
Vendredi matin de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 16h00
Accueil conférences :
02 40 99 83 97 et 02 72 64 88 17
Ouvert tous les matins de 9h00 à 10h30
Après-midi fermé pour conférences.
Introduction aux Rencontres de Sophie
des 15 au 17 mars 2019 au Lieu Unique
« Guerre et paix »
Les jeudis 10, 17, 24, 31 janvier et 7 février 2019
Jeudi 18h30 – 20h Amphi pôle santé
IL EST ENCORE TEMPS DE S’INSCRIRE !!! MAIS IL FAUT SE DÉPÊCHER
Code : 012101 (15€ le cycle de cours ou 5€ l’unité)
Cours de philosophie de l’Université Permanente en partenariat avec Philosophia
La guerre, phénomène majeur de la condition humaine, fait aujourd’hui brutalement retour et sous des formes inédites (comme l’enrôlement des États démocratiques eux-mêmes contre un terrorisme devenu planétaire ou encore l’anéantissement de pans entiers de leur propre peuple par des États dictatoriaux). N’est-ce pas l’occasion d’examiner à nouveaux frais les notions mêmes de « guerre » et de « paix », dont notamment l’idéal (issu du Siècle des Lumières) de l’institution d’une paix universelle par la médiation du droit ?
Cinq spécialistes apporteront tour à tour leur éclairage, pour permettre aux auditeurs d’entrer dans la réflexion et le débat, puis de participer aux Rencontres de Sophie qui se tiendront du 15 au 17 mars 2019 au Lieu Unique.
Stanislas JEANNESSON, docteur et professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Nantes, membre du CRHIA
La guerre froide : « Paix impossible, guerre improbable » ?
Pendant plus de 40 ans, de 1947 à 1990, la guerre froide imprime sa marque sur le système international. Cet affrontement idéologique et géopolitique, s’il fait de nombreuses victimes, ne débouche pas sur un conflit armé entre les deux principaux acteurs, les États-Unis et l’URSS. Reprendre, pour les discuter, les mots de Raymond Aron : « Paix impossible, guerre improbable », sera l’occasion de nous interroger sur les relations complexes qu’entretiennent la guerre et la paix durant cette période décisive de l’histoire contemporaine.
Joël GAUBERT, professeur honoraire de Chaire supérieure de philosophie en classes préparatoires
Faut-il vouloir la paix à tout prix ?
La guerre est un phénomène majeur de l’époque contemporaine qui a vu se déchaîner la violence de masse aussi bien à l’intérieur des nations (guerre civile) qu’entre les États, jusqu’à ce qu’elle devienne « mondiale » au siècle dernier et enrôle aujourd’hui les États démocratiques eux-mêmes contre un terrorisme planétaire. N’est-il pas urgent, dans ce contexte historique, d’examiner à nouveau l’idéal de la paix universelle par la médiation du droit issu de la philosophie des Lumières, à la fois dans son sens théorique et dans sa portée pratique, en reconstruisant et confrontant les thèses (pacifiste, belliciste et pacifique) qui s’affrontent de nouveau ouvertement, dans le souci non seulement de clarifier le débat mais aussi de mener le combat contre le retour de violences barbares que l’on avait naïvement pu croire dépassées ?
Jacques RICOT, docteur en philosophie et professeur honoraire de philosophie en classes préparatoires
La non-violence
Le non-violent considère que la paix ne peut pas être obtenue par des moyens qui en contredisent la fin. Mais ce que l’on nomme la non-violence revêt des visages très différents. Si elle peut prendre la forme d’un pacifisme défaitiste ou encore prophétique, elle se propose aussi comme un moyen pacifique de lutte contre l’oppression et vise à l’efficacité à l’égal des opérations militaires et des méthodes violentes et c’est ce que l’action historique de Gandhi a illustré. On ignore trop souvent la grandeur et la force de la non-violence, mais il convient aussi de s’interroger sur ses limites.
Pierrick HERVE, docteur en histoire, professeur de Chaire supérieure en classes préparatoires littéraires.
Les pacifismes dans l’entre-deux-guerres
Le traumatisme provoqué par la Grande Guerre se traduit dans la société par l’affirmation d’un mouvement nullement nouveau, le pacifisme. L’originalité de ce mouvement consiste en une grande diversité, (d’où l’expression les pacifismes), et en un dynamisme qui met en question notre façon d’aborder les relations internationales dégradées des années 1930.
Blaise BENOÎT, agrégé de philosophie et docteur de l’université de Paris-I, enseigne en classes préparatoires au lycée Clemenceau de Nantes
« Guerre et Paix » dans les grandes oeuvres philosophiques.
Un premier moment préparatoire questionnera la provenance de la guerre à partir de la question suivante : la guerre n’est-elle pas l’expression d’un phénomène plus originaire, à savoir la violence ? L’analyse se centrera alors notamment sur des textes de Freud et Gandhi. La deuxième partie de l’exposé abordera frontalement le rapport entre guerre et paix à partir de textes de Hobbes, Spinoza et Kant. Enfin, la dernière étape rejoindra des préoccupations contemporaines et s’intitulera : « Le concept de guerre : en crise, au vu de l’évolution historique ? ». Elle sera conduite à partir de références à Rousseau, Carl von Clausewitz, Gaston Bouthoul et Frédéric Gros.
S’inscrire :
Mail : univ-perm[@]univ-nantes.fr
Adresse postale :
Université Permanente, 2 bis rue Léon Bureau,
Parc des Chantiers, Bt « Ateliers et Chantiers de Nantes »
44200 Nantes
Accueil Pédagogique-Cours : 02 72 64 88 64
Horaires d’ouverture aux publics
Lundi au jeudi de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 18h30
Vendredi matin de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 16h00
Accueil conférences :
02 40 99 83 97 et 02 72 64 88 17
Ouvert tous les matins de 9h00 à 10h30
Après-midi fermé pour conférences.
Un cycle de conférences, ouvert à tous, en préparation aux
Introduction aux Rencontres de Sophie
« Vérité ou vérités ? »
Les jeudis 11, 18, 25, janvier et
1er, 8 février 2018
18h30 à 20h. Amphi 7, Rez-de-chaussée haut, Faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil à Nantes.
Entrée : 5€
Cours de philosophie en partenariat avec l’Université Permanente
L’esprit humain a toujours eu tendance à tenir « La Vérité » pour un absolu, qu’elle émane du mythe, de la religion, de la science voire de la philosophie elle-même. Cependant, depuis le scepticisme antique jusqu’au nihilisme contemporain, ce sont la multiplicité, la variabilité et la caducité « des vérités » qui semblent s’être de plus en plus imposées, comme dans la diversité culturelle des valeurs et la pluralité des paradigmes scientifiques eux-mêmes. Comment vivre alors, penser et agir avec assurance aujourd’hui, pris entre l’inconfort de « vérités » plurielles et la nostalgie d’une « Vérité » unique ?
Ce thème des Rencontres de Sophie sera préparé par cinq séances successives.
Olivier DEKENS, professeur de philosophie en lettres supérieures, Lycée Guist’hau
À quoi bon la vérité ?
On pense très généralement que la philosophie française contemporaine a, notamment avec Foucault ou Derrida, une attitude distante, voire sceptique, à l’égard de la vérité. Sans nier la volonté explicite de bien des penseurs français de déconstruire les figures les plus traditionnelles de la vérité, il s’agira de comprendre tout d’abord les sens qu’il faut donner à ce terme : vérité-adéquation, vérité-expression, vérité-cohérence, vérité-révélation ? Cette conférence proposera avant tout une clarification terminologique, préalable indispensable à toute discussion sérieuse sur ce concept, au-delà des oppositions un peu stériles qui organisent encore le champ philosophique.
Jeudi 18 janvier 2018 ⏐18.30 – 20.00
Michel MALHERBE, professeur émérite de philosophie à l’Université
La vérité rend-elle heureux?
Penser, c’est être soi en se sachant soi-même. Se savoir soi-même peut exiger une ascèse et l’ascèse est une souffrance. Mais la fin poursuivie est l’adéquation à soi-même, ce qu’on prend volontiers pour une définition du bonheur. Toutefois, nul ne peut se savoir lui-même sans être reconnu par autrui: la vérité vient de l’autre et elle est malheur, puisqu’elle dépossède le Soi de lui-même. Les sceptiques vont plus loin: il n’y a pas de vérité de soi. Abandonnons le “connais-toi toi-même”, Le bonheur n’a rien à voir avec la vérité, il réside dans la pratique de la vie. Ayons le bonheur modeste. Fort juste, dit le métaphysicien, mais il faut savoir où l’on est dans le monde, dans l’ordre des choses. Il faut donc chercher la vérité de l’ Être, le bonheur est à ce prix. Question : faut-il être modeste ou immodeste dans la recherche de la vérité ?
Thierry GUIDET, journaliste, fondateur de la revue Place Publique
La vérité du journaliste
On attend du journaliste qu’il informe, qu’il rapporte les faits avec exactitude. Pourtant le travail des médias fait l’objet d’un soupçon généralisé. Est-ce la faute des journalistes, coupables de mélanger les faits et les commentaires, incapables d’objectivité ou même d’honnêteté ? Peut-être. Mais les faits sont-ils en eux-mêmes une évidence ? Comment les sélectionne-t-on ? Comment les raconte-t-on ? Bref, à quel type de vérité le journalisme peut-il prétendre ?
Jean-Noël HALLET, professeur émérite de biologie à l’université de Nantes
Science et vérité
La recherche scientifique apporte chaque jour son lot de découvertes sur la nature de l’univers et sur les mécanismes de la vie. Elle ne prétend pas à l’établissement d’une vérité définitive mais le fait scientifique est digne de confiance. Parce qu’il a été démontré par une méthode rigoureuse d’exploration du monde physique basée sur la preuve expérimentale et la réfutabilité il se distingue des opinions et des croyances qui ne lui sont pas opposables. Il convient de le réaffirmer à l’ère de la post-vérité et des fake news. Mais il convient aussi de garantir que l’expertise scientifique, qui est aujourd’hui souvent appelée à s’exprimer sur d’importants enjeux de société, soit indépendante et à l’abri des conflits d’intérêt.
Dr Aurélie LEPEINTRE, praticien hospitalier, Responsable de l’unité mobile de soins de support et de soins palliatifs
La vérité du médecin
La médecine n’est pas une science exacte ; elle s’appuie sur des sciences multiples et une législation précise mais elle est également pratique, exercée au lit du malade, devant prendre en compte le cas singulier de la personne malade avec toutes ses particularités. Sa vérité est plus statistique qu’individuelle. Et pourtant, il faut engager un diagnostic, décider d’un traitement et annoncer au malade une perspective d’évolution qui soit fiable et qui puisse l’aider. Ces difficultés qui sont le lot de tout médecin sont rendues plus aigües encore quand on a pour métier de s’occuper de personnes atteintes de maladies graves évolutives ou en fin de vie.
Un cycle de conférences, ouvert à tous, en préparation aux
Rencontres de Sophie
Introduction aux Rencontres de Sophie des
17-18 mars 2023, au Théâtre de Saint-Nazaire
Les jeudis 5, 12, 19 et 26 janvier 2023
Jeudi 18h30 – 20h Amphi pôle santé
Les inscriptions sont ouvertes
Code : … (8€ l’unité)
Cours de philosophie de l’Université Permanente en partenariat avec Philosophia
Amphi, Rez-de-chaussée haut, Faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil. Entrée à la séance : 8€
Quatre spécialistes apporteront tour à tour leur éclairage, pour permettre aux auditeurs d’entrer dans la réflexion et le débat, puis de participer aux Rencontres de Sophie qui se tiendront au Théâtre de Saint-Nazaire les 17/18 mars 2023
Quand peut-on dire « c’est beau » ? par Jean-Marie FREY, philosophe, professeur de chaire supérieure en classes préparatoires (Angers)
Présentation : Que la perception de la beauté soit relative à la subjectivité de chacun, et alors quand on dit « c’est beau » on ne dit pas grand-chose. Pour affirmer qu’une réalité est belle, il faut se dire que la beauté possède un caractère d’objectivité ! Le beau peut-il s’élever à l’universel ?
De la beauté dans ses rapports à l’humanité par Joël Gaubert, philosophe, professeur honoraire de chaire supérieure en classes préparatoires (Nantes)
Présentation : Qu’y a-t-il de plus paradoxal et de plus profondément décevant que de ne plus pouvoir parler ouvertement aujourd’hui de la beauté sans être soupçonné de naïveté, tant elle a été elle-même frappée de mutisme voire d’interdiction par toutes les « déconstructions » de la métaphysique, toutes les « ruptures » des « avant-gardes artistiques », toutes les industries du divertissement de masse et toutes les formes de nihilisme qui en résultent ? La beauté ne continue-t-elle pas, pourtant, de faire l’objet d’une irréductible expérience qui, modestement mais résolument, féconde toujours l’existence humaine, dans sa dimension proprement esthétique, certes, mais aussi dans les domaines éthique (comme en amour et en amitié) et socio-politique (dans le partage du sensible nécessaire à tout sens commun) ?
La beauté est-elle le critère le plus pertinent pour apprécier les œuvres musicales ? par Patrick Lang, philosophe, maître de conférences à Nantes Université
Présentation : Quels sont les critères esthétiques qui pourraient guider la critique musicale? La beauté semble s’imposer, s’il est vrai que la musique est l’un des beaux-arts. Mais il n’est pas aisé de déterminer en quoi consiste la beauté en musique. Aussi d’autres critères, tels que perfection, profondeur, grandeur, nouveauté, doivent être envisagés pour juger les œuvres. On soutiendra en dernière instance que le critère de la cohérence contraignante est décisif en la matière, et que la beauté n’en est qu’un appât.
Les jugements de goût dans la ville conçue et vécue par Laurent DEVISME, professeur d’études urbaines à l’Ecole d’architecture – Nantes Université
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Parc des Chantiers, Bt « Ateliers et Chantiers de Nantes »
44200 Nantes
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Horaires d’ouverture aux publics
Lundi au jeudi de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 18h30
Vendredi matin de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 16h00
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02 40 99 83 97 et 02 72 64 88 17
Ouvert tous les matins de 9h00 à 10h30
Après-midi fermé pour conférences.
Introduction aux Rencontres de Sophie
des 15 au 17 mars 2019 au Lieu Unique
« Guerre et paix »
Les jeudis 10, 17, 24, 31 janvier et 7 février 2019
Jeudi 18h30 – 20h Amphi pôle santé
IL EST ENCORE TEMPS DE S’INSCRIRE !!! MAIS IL FAUT SE DÉPÊCHER
Code : 012101 (15€ le cycle de cours ou 5€ l’unité)
Cours de philosophie de l’Université Permanente en partenariat avec Philosophia
La guerre, phénomène majeur de la condition humaine, fait aujourd’hui brutalement retour et sous des formes inédites (comme l’enrôlement des États démocratiques eux-mêmes contre un terrorisme devenu planétaire ou encore l’anéantissement de pans entiers de leur propre peuple par des États dictatoriaux). N’est-ce pas l’occasion d’examiner à nouveaux frais les notions mêmes de « guerre » et de « paix », dont notamment l’idéal (issu du Siècle des Lumières) de l’institution d’une paix universelle par la médiation du droit ?
Cinq spécialistes apporteront tour à tour leur éclairage, pour permettre aux auditeurs d’entrer dans la réflexion et le débat, puis de participer aux Rencontres de Sophie qui se tiendront du 15 au 17 mars 2019 au Lieu Unique.
Stanislas JEANNESSON, docteur et professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Nantes, membre du CRHIA
La guerre froide : « Paix impossible, guerre improbable » ?
Pendant plus de 40 ans, de 1947 à 1990, la guerre froide imprime sa marque sur le système international. Cet affrontement idéologique et géopolitique, s’il fait de nombreuses victimes, ne débouche pas sur un conflit armé entre les deux principaux acteurs, les États-Unis et l’URSS. Reprendre, pour les discuter, les mots de Raymond Aron : « Paix impossible, guerre improbable », sera l’occasion de nous interroger sur les relations complexes qu’entretiennent la guerre et la paix durant cette période décisive de l’histoire contemporaine.
Joël GAUBERT, professeur honoraire de Chaire supérieure de philosophie en classes préparatoires
Faut-il vouloir la paix à tout prix ?
La guerre est un phénomène majeur de l’époque contemporaine qui a vu se déchaîner la violence de masse aussi bien à l’intérieur des nations (guerre civile) qu’entre les États, jusqu’à ce qu’elle devienne « mondiale » au siècle dernier et enrôle aujourd’hui les États démocratiques eux-mêmes contre un terrorisme planétaire. N’est-il pas urgent, dans ce contexte historique, d’examiner à nouveau l’idéal de la paix universelle par la médiation du droit issu de la philosophie des Lumières, à la fois dans son sens théorique et dans sa portée pratique, en reconstruisant et confrontant les thèses (pacifiste, belliciste et pacifique) qui s’affrontent de nouveau ouvertement, dans le souci non seulement de clarifier le débat mais aussi de mener le combat contre le retour de violences barbares que l’on avait naïvement pu croire dépassées ?
Jacques RICOT, docteur en philosophie et professeur honoraire de philosophie en classes préparatoires
La non-violence
Le non-violent considère que la paix ne peut pas être obtenue par des moyens qui en contredisent la fin. Mais ce que l’on nomme la non-violence revêt des visages très différents. Si elle peut prendre la forme d’un pacifisme défaitiste ou encore prophétique, elle se propose aussi comme un moyen pacifique de lutte contre l’oppression et vise à l’efficacité à l’égal des opérations militaires et des méthodes violentes et c’est ce que l’action historique de Gandhi a illustré. On ignore trop souvent la grandeur et la force de la non-violence, mais il convient aussi de s’interroger sur ses limites.
Pierrick HERVE, docteur en histoire, professeur de Chaire supérieure en classes préparatoires littéraires.
Les pacifismes dans l’entre-deux-guerres
Le traumatisme provoqué par la Grande Guerre se traduit dans la société par l’affirmation d’un mouvement nullement nouveau, le pacifisme. L’originalité de ce mouvement consiste en une grande diversité, (d’où l’expression les pacifismes), et en un dynamisme qui met en question notre façon d’aborder les relations internationales dégradées des années 1930.
Blaise BENOÎT, agrégé de philosophie et docteur de l’université de Paris-I, enseigne en classes préparatoires au lycée Clemenceau de Nantes
« Guerre et Paix » dans les grandes oeuvres philosophiques.
Un premier moment préparatoire questionnera la provenance de la guerre à partir de la question suivante : la guerre n’est-elle pas l’expression d’un phénomène plus originaire, à savoir la violence ? L’analyse se centrera alors notamment sur des textes de Freud et Gandhi. La deuxième partie de l’exposé abordera frontalement le rapport entre guerre et paix à partir de textes de Hobbes, Spinoza et Kant. Enfin, la dernière étape rejoindra des préoccupations contemporaines et s’intitulera : « Le concept de guerre : en crise, au vu de l’évolution historique ? ». Elle sera conduite à partir de références à Rousseau, Carl von Clausewitz, Gaston Bouthoul et Frédéric Gros.
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Adresse postale :
Université Permanente, 2 bis rue Léon Bureau,
Parc des Chantiers, Bt « Ateliers et Chantiers de Nantes »
44200 Nantes
Accueil Pédagogique-Cours : 02 72 64 88 64
Horaires d’ouverture aux publics
Lundi au jeudi de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 18h30
Vendredi matin de 9h00 à 12h30 – 13h45 à 16h00
Accueil conférences :
02 40 99 83 97 et 02 72 64 88 17
Ouvert tous les matins de 9h00 à 10h30
Après-midi fermé pour conférences.
Un cycle de conférences, ouvert à tous, en préparation aux
Introduction aux Rencontres de Sophie
« Vérité ou vérités ? »
Les jeudis 11, 18, 25, janvier et
1er, 8 février 2018
18h30 à 20h. Amphi 7, Rez-de-chaussée haut, Faculté de Médecine, 1 rue Gaston Veil à Nantes.
Entrée : 5€
Cours de philosophie en partenariat avec l’Université Permanente
L’esprit humain a toujours eu tendance à tenir « La Vérité » pour un absolu, qu’elle émane du mythe, de la religion, de la science voire de la philosophie elle-même. Cependant, depuis le scepticisme antique jusqu’au nihilisme contemporain, ce sont la multiplicité, la variabilité et la caducité « des vérités » qui semblent s’être de plus en plus imposées, comme dans la diversité culturelle des valeurs et la pluralité des paradigmes scientifiques eux-mêmes. Comment vivre alors, penser et agir avec assurance aujourd’hui, pris entre l’inconfort de « vérités » plurielles et la nostalgie d’une « Vérité » unique ?
Ce thème des Rencontres de Sophie sera préparé par cinq séances successives.
Olivier DEKENS, professeur de philosophie en lettres supérieures, Lycée Guist’hau
À quoi bon la vérité ?
On pense très généralement que la philosophie française contemporaine a, notamment avec Foucault ou Derrida, une attitude distante, voire sceptique, à l’égard de la vérité. Sans nier la volonté explicite de bien des penseurs français de déconstruire les figures les plus traditionnelles de la vérité, il s’agira de comprendre tout d’abord les sens qu’il faut donner à ce terme : vérité-adéquation, vérité-expression, vérité-cohérence, vérité-révélation ? Cette conférence proposera avant tout une clarification terminologique, préalable indispensable à toute discussion sérieuse sur ce concept, au-delà des oppositions un peu stériles qui organisent encore le champ philosophique.
Jeudi 18 janvier 2018 ⏐18.30 – 20.00
Michel MALHERBE, professeur émérite de philosophie à l’Université
La vérité rend-elle heureux?
Penser, c’est être soi en se sachant soi-même. Se savoir soi-même peut exiger une ascèse et l’ascèse est une souffrance. Mais la fin poursuivie est l’adéquation à soi-même, ce qu’on prend volontiers pour une définition du bonheur. Toutefois, nul ne peut se savoir lui-même sans être reconnu par autrui: la vérité vient de l’autre et elle est malheur, puisqu’elle dépossède le Soi de lui-même. Les sceptiques vont plus loin: il n’y a pas de vérité de soi. Abandonnons le “connais-toi toi-même”, Le bonheur n’a rien à voir avec la vérité, il réside dans la pratique de la vie. Ayons le bonheur modeste. Fort juste, dit le métaphysicien, mais il faut savoir où l’on est dans le monde, dans l’ordre des choses. Il faut donc chercher la vérité de l’ Être, le bonheur est à ce prix. Question : faut-il être modeste ou immodeste dans la recherche de la vérité ?
Thierry GUIDET, journaliste, fondateur de la revue Place Publique
La vérité du journaliste
On attend du journaliste qu’il informe, qu’il rapporte les faits avec exactitude. Pourtant le travail des médias fait l’objet d’un soupçon généralisé. Est-ce la faute des journalistes, coupables de mélanger les faits et les commentaires, incapables d’objectivité ou même d’honnêteté ? Peut-être. Mais les faits sont-ils en eux-mêmes une évidence ? Comment les sélectionne-t-on ? Comment les raconte-t-on ? Bref, à quel type de vérité le journalisme peut-il prétendre ?
Jean-Noël HALLET, professeur émérite de biologie à l’université de Nantes
Science et vérité
La recherche scientifique apporte chaque jour son lot de découvertes sur la nature de l’univers et sur les mécanismes de la vie. Elle ne prétend pas à l’établissement d’une vérité définitive mais le fait scientifique est digne de confiance. Parce qu’il a été démontré par une méthode rigoureuse d’exploration du monde physique basée sur la preuve expérimentale et la réfutabilité il se distingue des opinions et des croyances qui ne lui sont pas opposables. Il convient de le réaffirmer à l’ère de la post-vérité et des fake news. Mais il convient aussi de garantir que l’expertise scientifique, qui est aujourd’hui souvent appelée à s’exprimer sur d’importants enjeux de société, soit indépendante et à l’abri des conflits d’intérêt.
Dr Aurélie LEPEINTRE, praticien hospitalier, Responsable de l’unité mobile de soins de support et de soins palliatifs
La vérité du médecin
La médecine n’est pas une science exacte ; elle s’appuie sur des sciences multiples et une législation précise mais elle est également pratique, exercée au lit du malade, devant prendre en compte le cas singulier de la personne malade avec toutes ses particularités. Sa vérité est plus statistique qu’individuelle. Et pourtant, il faut engager un diagnostic, décider d’un traitement et annoncer au malade une perspective d’évolution qui soit fiable et qui puisse l’aider. Ces difficultés qui sont le lot de tout médecin sont rendues plus aigües encore quand on a pour métier de s’occuper de personnes atteintes de maladies graves évolutives ou en fin de vie.



