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Le livret de présentation de l'Abécédaire

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ESNA de Nantes
6 Quai François Mitterrand, 44200 Nantes
www.nantes.archi.fr
Tramway ligne 2 et 3 (arrêt Vincent Gâche), ligne 1 (arrêt Médiathèque), Bus 26 (arrêt République) et 11 (arrêt Médiathèque)

Quelques images

2026 – Les Machines

Cher(e)s ami(e)s,

Les Rencontres de Sophie 2026 auront lieu à L’ENSA de Nantes, les 13 au 15 mars 2026 et auront pour thème  « Les machines »

Avec notamment cette année :

Caroline Baudouin, Jean-Louis Kerouanton, Xavier Aimé, Frantz Rowe, Vincent Granata, Francis Métivier,  François Delarozière, Pierre Oréfice, David Gé Bartoli, Sophie Gosselin, Bernard Victorri, Daniel Andler, Valéry Pratt, Pierre Teissier, Yves Citton, Nadia Taïbi, Jessica Lombard, Olivier Paquet, Yann Diener, Thierry Ménissier, Pierre Cassou-Noguès, Ludovic Duhem, Franck Robert, Evelyne Guillemeau, Maxime Sacramento, Camille Mouflier, Boris Misura, Vincent Grégoire, Sylvain Portier, Julie Cloarec-Michaud, Raphaël Edelman, Cyriel Madelaine Legrix, Lucas Letertre-Echasseriau, Anne Lepage, Célia Roulland, Jean-Marie Frey, Maxence Körner, Cyril Hunault, Antoine Tessier, Jean-François Crépel, Armelle Grenouilloux, David Christoffel, Yvon Quiniou, Jean-Luc Nativelle, Malo Fourmont, Roland Depierre, Mathieu Ballet, Keryann Chocron

Présentation de l’événement :

Depuis plus de 20 ans, l’association Philosophia propose des événements pour partager la philosophie, dont un temps fort bien connu des ligériens et ligériennes :  les Rencontres de Sophie, grand bain philosophique accueilli à l’École nationale d’Architecture de Nantes, son partenaire depuis 2 ans.
– 3 jours de grand bain philosophique
sur un sujet de société, cette année « Féminin / Masculin ? »
– Des formats philo pour tous les goûts :
ateliers, tables rondes, conférences, entretiens, min-conférences de 20′, projections de films…
– 42 intervenantes et intervenants
– Un événement ouvert au plus grand nombre et foulé par une audience grandissante et diversifiée avec : 5 000 participantes et participants chaque année
– L’Abécédaire :
mini-conférences  de 20′ menées, le samedi et le dimanche après-midi, en continu par des philosophes et étudiants de L’académie de Nantes, en lien avec la thématique.
– Atelier philosophie :
un atelier de réflexion philosophique ouvert au public, autour de citations
– Un événement qui défend la gratuité avec constance …
malgré des coupes drastiques de la Région Pays de la Loire, Philosophia maintient l’accès gratuit pour cette année.

Présentation du thème :

« Dans notre imaginaire, les machines paraissent occuper une place à la fois ex-ceptionnelle et équivoque. Privées de ce qui constitue, aux yeux des hommes, leur singularité – liberté, réflexion, conscience –, elles incarnent le non-humain par ex-cellence : inhumanité d’une nature réduite à des lois immuables, inhumanité d’un animal conçu comme une pure mécanique, inhumanité des objets techniques. En même temps, les machines s’inscrivent sans peine dans le projet de maîtrise du monde qui constitue sans doute l’un des traits les plus essentiels de l’homme moderne. Tout se passe donc comme si les machines représentaient à la fois le non-humain et le plus humain de l’homme. L’émergence récente de nouvelles ma-chines, dotées de capacités d’autonomie et d’intelligence, augmente encore le trouble, plaçant les hommes dans une inconfortable oscillation, entre fascination et effroi, face à une créature sortie de ses propres mains, mais qui semble lui échapper.
Les Rencontres de Sophie 2026 se proposent, à travers conférences, débats et entretiens, et par une approche à la fois philosophique, anthropologique et scien-tifique, de nourrir la nécessaire réflexion collective à propos des machines. À l’horizon de notre grand week-end, du vendredi 13 au dimanche 15 mars, il s’agira d’esquisser ce que pourraient être une éthique et une politique à la mesure d’un Prométhée désormais déchaîné. » Camille Dreyfus – Le Foyer, présidente de l’association Philosophia.

Les Rencontres de Sophie sont organisées par l’Association Philosophia, en partenariat avec l’École Nationale d’Architecture de Nantes, et le soutien de la Ville de Nantes. La Librairie La Vie devant soi, Nantes Université, Université Permanente et les Editions M-Editer sont également partenaires de cette édition.

Les conférences, débats et table ronde se dérouleront dans l’Amphithéâtre.
L’Abécédaire se tiendra dans l’Amphi 150.
Le Foyer bas accueillera l’atelier-philo, la librairie et le bar.

ESNA de Nantes
6 Quai François Mitterrand, 44200 Nantes
www.nantes.archi.fr
Tramway ligne 2 et 3 (arrêt Vincent Gâche), ligne 1 (arrêt Médiathèque), Bus 26 (arrêt République) et 11 (arrêt Médiathèque)

Introduction aux Rencontres de Sophie : « Les machines »

Jeudi 8 janvier 2026 18.00 – 19:30  Reportée

9 février 2026 18.00 – 19:30

Amphi C – Bias2, rue Bias, Nantes

Faut-il craindre les machines ?

Caroline Baudouin (Professeure agrégée au lycée de Cholet, chargée de cours au département de philosophie de Nantes Université)

Présentation : L’omniprésence des machines suscite dans bien des circonstances de la méfiance, voire de l’appréhension : elles menacent de détruire nos emplois, génèrent des catastrophes aux effets démesurés quand leur contrôle nous échappe et nous laissent complètement démunis lorsqu’elles tombent en panne. Pourtant, ces mêmes machines nous sont utiles au quotidien et semblent tout autant nous faciliter l’existence. Alors, faut-il craindre les machines ?

Jeudi 15 janvier 2026 18.00 – 19:30

Amphi A – Bias2, rue Bias, Nantes 

De la machine ou du machinisme : engin, outil, système, matière, production du XVIIIe au XXIe siècle

Jean-Louis Kerouanton (Nantes-Université, Centre François Viète : Épistémologie, Histoire des sciences et des techniques)

Présentation : Dès le Moyen Âge, « engin » désigne ce qui deviendra la racine d’« ingénieur ». La « machine » renvoie à un objet technique, complexe et mécanique. À partir d’exemples concrets, il s’agira de saisir la complexité technique, d’interroger le machinisme depuis la Révolution industrielle, les critiques de ses effets, ainsi que la mémoire et la patrimonialisation de ces machines.

Jeudi 22 janvier 2026 18.00 – 19:30 

Amphi 007 – Bias2, rue Bias, Nantes

IA, ce nouvel « Autre »

Xavier Aimé (CEO Cogsonomy, Chercheur associé IA – CNRS)

Présentation : L’IA n’existe pas selon certains. Ce n’est qu’un outil pour d’autres. Et en même temps, on aime l’accuser de tous nos maux : ce n’est pas moi, c’est l’IA. A tel point qu’il devient le bouc émissaire idéal de nos travers, nous dédouanant de tout esprit critique vis-à-vis de nous-même en premier lieu. En même temps, dans d’autres contrées, l’IA est considérée comme le premier être vivant non biologique. Paradoxes en vue.

Jeudi 29 janvier 2026 18.00 – 19:30 

Amphi C – Bias2, rue Bias, Nantes

Le numérique : Sortir de l’enfermement, de notre fausse conscience 

Frantz Rowe (Nantes Université – IAE)

Présentation : Les géants du capitalisme numérique exploitent le Big Data en dataficiant nos comportements et en les traitant par apprentissage automatique, créant des usages addictifs et socialement nocifs. Nous proposons une théorie fondée sur des boucles de renforcement : l’idéologie technique produit une fausse conscience, favorise l’enfermement numérique et des « marchandages faustiens ». L’enjeu est de réinventer une rationalité sociale de la technique.

Jeudi 5 février 2026 18.00 – 19:30 

Ce que les technologies contemporaines font à la musique

Vincent Granata (Nantes Université, Centre Atlantique de Philosophie, Maître de conférences en Musique et musicologie)

Présentation : Depuis l’après-guerre, les technologies d’enregistrement ont transformé la musique : l’œuvre n’est plus seulement une partition à exécuter, mais un objet sonore façonné techniquement. Ce déplacement interroge le statut ontologique des œuvres, leurs modalités d’existence et leur valeur par rapport aux formes « traditionnelles ». Plus radicalement se pose la question : peut-on encore considérer ces productions comme de la musique ?

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Les Rencontres de Sophie hors les murs

Mercredi 11 février – 20h

Rock’n philo – Concert-conférence de Francis Métivier, animé par André Guigot

Café « aux petits joueurs », 23 rue du port guichard, Nantes

Francis Métivier est professeur de philosophie au lycée Duplessis-Mornay de Saumur, auteur d’une thèse de doctorat sur Le concept d’amour chez Kierkegaard. Il se consacre depuis plus de 12 ans à sa performance « Rock’n’philo ».

André Guigot est professeur agrégé, docteur en philosophie, diplômé du Collège International de Philosophie. Chargé de cours à l’université de Nantes, il enseigne au lycée Appert à Orvault.

Présentation :  Rock’n’philo est une performance qui vise à expliquer les philosophes en les illustrant par des morceaux rock ou pop. Un programme spécial sur les machines permettra d’examiner la nature des liens entre l’homme et la technique. L' »expérience de la vie d’usine » de Simone Weil sera mise en perpective avec le célèbre « Cargo » d’Axel Bauer. Ou encore, la critique du développement industriel selon Hans Jonas sera revisitée par « Beds are Burning » de Midnight Oil.

Mercredi 11 février – 21h

Poétique des machines

Entretien avec François Delarozière & Pierre Oréfice, animé par Camille Dreyfus-le Foyer

Café « aux petits joueurs », 23 rue du port guichard, nantes

François Delarozière est né en 1963 à Marseille. Officier des Arts et des Lettres, il est le directeur artistique de la compagnie La Machine, qu’il a fondée en 1999. Scénographe et metteur en scène, il investit l’espace urbain avec ses « machines de villes », architectures mobiles ou pérennes un peu partout dans le monde : Nantes, Yokohama, Liverpool, Pékin, mais aussi Toulouse ou Ottawa. Il enseigne au département de scénographie de l’ENSA de Nantes. Il est l’auteur de Carnet de croquis (La Machine, 2007). Ses réalisations sont présentées dans le Catalogue du Grand Répertoire – Machines de spectacle, 2003, et dans Carnet de croquis et réalisations, 2010, les deux aux éditions Actes Sud.

Pierre Oréfice est né en 1954. Producteur et administrateur de la Compagnie Royal de luxe de 1985 à 1998, il a été directeur des Machines de l’île de 2007 à 2023. Grand pourvoyeur de spectacles de rue, il a joué un rôle essentiel dans l’implantation de la culture dans des villes comme Toulouse, Avignon, et bien sûr, Nantes.

Camille Dreyfus-Le Foyer, est professeure de philosophie et d’histoire des arts en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles aux Lycées Carcouet et Clemenceau de Nantes. Elle est présidente de Philosophia, association organisatrice des Rencontres de Sophie.

Mardi 17 février, 18h30-20h30

École Nationale Supérieure d’Architecture

Conférence / Discussion avec David Gé Bartolli et Sophie Gosselin autour de leur livre : Le Toucher du monde, « Technique du naturer », éditions Dehors, 2019

Sophie Gosselin, agrégée et docteure en philosophie, et David Gé Bartoli, philosophe et écri-vain, sont professeurs à l’université de Tours. Ils ont mené ensemble différents travaux sur les enjeux de la crise écologique, qui interrogent les notions de « monde » et de « nature » en développant une réflexion juridique, philosophique, et anthropologique.

Présentation : Le Toucher du monde soutient que la technique relève moins de la nature humaine que de la présence au monde des humains et non-humains. D’où le « naturer », mouvement de co-émergence des corps. Cette approche non anthropocentrique refuse à la fois l’appropriation illimitée et le retour à un « ordre naturel », et invite à réinventer notre rapport sensible au monde et à la multiplicité des mondes en devenir.

Mercredi 11 mars, 18h-19h30

Passage Ste-Croix, 9 rue de la Bâclerie, Nantes

L’Intelligence Artificielle : comment ça marche ?, Bernard Victorri

Bernard Victorri, linguiste et informaticien, est né en 1946 en Algérie. Ancien directeur de re-cherches au CNRS, laboratoire « langues, textes, traitements informatiques, cognition », il est spécialiste de modélisation sémantique et de réseaux connexionnistes.

Présentation : Après un survol rapide de l’histoire de l’Intelligence Artificielle depuis les années 50, on se focalisera sur les méthodes connexionnistes qui sont à l’origine des succès actuels de l’I.A. On présentera le principe général qui régit le fonctionnement des réseaux de neurones, et on détaillera les différents éléments qui ont contribué à cette réussite. Cela nous conduira en retour à nous interroger sur ce qui fait la spécificité de la cognition humaine (et notamment sur les relations entre le langage et la pen-sée).

Jeudi 12 mars, 14h-16h30

Université de Nantes, Faculté des Lettres,
Chemin de la Censive du Tertre, bâtiment « censive »

IA, Cerveau-machines, sciences cognitives, Daniel Andler

Daniel Andler est né en 1946 à New York. Formé aux mathématiques et à la philosophie, il est professeur émérite de Sorbonne-Université, membre honoraire de l’Institut Universitaire de France, et a été accueilli au sein de l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 2016. Très tôt spécialisé en philosophie des sciences et de la connaissance, il a notamment fondé le département d’études cognitives à l’École Normale Supérieure.

Présentation : Dès sa naissance, l’IA s’est donné pour objectif de conférer à une machine l’intelligence d’un humain quelconque. Depuis ce moment on s’est efforcé de montrer qu’il manque aux systèmes d’intelli-gence artificielle existants une dimension essentielle de l’intelligence. La récente percée de l’IA générative a fait douter de la force de ces arguments ; beaucoup de gens pensent que l’IA ne tardera pas à égaler voire, surpasser l’intelligence humaine, et ses systèmes à se substituer à nombre d’emplois. Je m’efforcerai de montrer que c’est là une illusion.

Jeudi 9 avril, 19h00-20h30

École Nationale Supérieure d’Architecture

Conférence / Discussion avec Ludovic Duhem autour du livre co-dirigé avec Jean-Hugues Barthélémy : Écologie et technologie, « Redéfinir le progrès après Simondon », éditions Ma-tériologiques, 2022

Ludovic Duhem est artiste et philosophe. Ses recherches portent sur les rapports entre esthétique, technique et politique, et s’inscrivent dans une théorie générale baptisée « Techno-esthétique », inspi-rée de Gilbert Simondon. Il interroge la perception, l’invention, l’image, le langage, les réseaux, le paysage, en relation avec la techno-science et ses conséquences sur notre manière de penser et de vivre.

Présentation : Depuis ses débuts, l’IA vise à doter les machines d’une intelligence comparable à celle des humains. On a longtemps soutenu qu’il manquait aux systèmes actuels une dimension essentielle de l’intelligence. L’essor de l’IA générative a fait vaciller cette idée, certains annonçant qu’elle égalera bientôt l’humain et remplacera des emplois. Je montrerai que cette croyance est illusoire.

Les Rencontres de Sophie 13, 14, 15 mars 2026 : « Les machines »

Vendredi 13 mars

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14h30-15h30

Vivre avec les machines, Valéry Pratt

Valéry Pratt est docteur en philosophie du droit, philosophie morale et politique, membre associé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Traducteur de Habermas, dont il étudie le passage de la philosophie du langage à la question du droit cosmopolitique, il consacre l’essentiel de ses tra-vaux à la problématique des droits de l’homme et du droit international.

Présentation : Entourés de machines, nous nous demandons si nous vivons avec elles ou si elles colonisent notre monde vécu. Elles nous fascinent par leur précision et leur organisation, tandis que nous nous sentons fragiles. Comment penser cette ambivalence et définir une politique démocratique du rapport aux machines, qui restent des objets ? Il s’agira d’introduire théoriquement et pratiquement l’idée même de machine.

16h-17h

Corps, figures, machines : itinéraires artificiels, Pierre Teissier

Pierre Teissier est enseignant-chercheur en épistémologie, histoire des sciences et des techniques au Centre François Viète de l’université de Nantes. Ses recherches concernent l’histoire de l’énergie et des sciences de la matière depuis le XVIIIe siècle avec un intérêt marqué pour l’épistémologie et la technologie.

Présentation : Au XIVᵉ siècle, Oresme introduit « machine » par « machine corporelle ». Plus tard, Descartes associe machine et corps. Cette intimité durable entre humain et machine est interrogée sur le temps long : ce que l’humain fait aux machines, ce qu’elles font aux vivants. En mobilisant l’histoire de l’art, de Brueghel aux cyborgs contemporains, la conférence retrace des itinéraires artificiels de la technique en société.

17h30-19h

Attention Gestes Machines Attensité, Yves Citton

Yves Citton est né en 1962 à Genève. Il enseigne la littérature à l’Université Paris-VIII. Il a également enseigné à Grenoble, Yale, Sciences Po Paris, New York, Pittsburgh, Genève. Ses travaux interrogent l’imaginaire politique de la modernité occidentale, et s’articulent autour d’une lecture des textes du XVIIIe siècle et des questions de philosophie politique contemporaine.

Présentation : À partir de Gestes d’humanités (2012), l’intervention interroge la façon dont nos attentions ont été définies par les interactions entre gestes et machines au XXIᵉ siècle, ainsi que leurs effets sur nos modes de communication, de collaboration et sur l’essor de l’IA. Comment libérer nos attentions de cette emprise ? C’est la visée du mouvement international de l’« attensité ».

Samedi 14  mars

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13 mini-conférences de 20′ de 14h00 à 19h20

14h00 A Arraisonnement, Franck Robert
14h25 B Blade Runner, Evelyne Guillemeau
14h50 C Chaîne de production, Maxime Sacramento
15h15 D Deus ex machina, Camille Mouflier
15h40 E Enigma, Boris Misura
16h05 F Francis Bacon, Vincent Grégoire
16h30 G Goldorak, Sylvain Portier
16h55 H Homo Faber, Julie Cloarec-Michaud
17h20 I Interfaces, Raphaël Edelman
17h45 J Jeux paralympiques, Cyriel Madelaine Legrix
18h10 K Keystroke, Lucas Letertre-Echasseriau
18h35 L Liberté, Anne Lepage
19h00 M Machinal creation, Célia Roulland

Le livret de présentation de l'Abécédaire

14h30-15h30

La Condition ouvrière de Simone Weil : la machine comme levier de la critique, Nadia Taïbi

Nadia Taïbi est agrégée et docteure en philosophie, et enseigne au Lycée Jean De Lattre de Tassigny à La Roche-sur-Yon. Elle donne également des cours depuis plusieurs années à l’Université Permanente, et coordonne la revue Sens-dessous. Depuis 2014, elle intervient à l’Établissement Pénitentiaire pour Mineurs d’Orvault.

Présentation : Dans La Condition ouvrière, Simone Weil critique le modèle mécanique de l’usine qui réduit l’ouvrier à un rouage, confisque l’intelligence et exclut la pensée. Elle plaide pour des « machines souples » capables de prévenir les dommages de la « Chaplinite » décrite par Günther Anders, où l’obsolescence s’étend à l’homme autant qu’aux techniques.

16h-17h

L’homme augmenté, Jessica Lombard

Jessica Lombard est diplômée de l’école Spéciale Militaire de Saint Cyr et docteure en philoso-phie. Elle est actuellement chercheuse associée à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques – Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Présentation : À partir des discours transhumanistes et techno-progressistes, la conférence interroge l’évolution de la médecine en un champ hybride, entre thérapie et augmentation, et la façon dont les technologies redéfinissent le vieillissement et la longévité. Elle montre aussi comment les scientifiques sont sommés de penser les implications éthiques et politiques de leurs découvertes, entre recherche épistémologique et imaginaires techniques.

17h30-19h

Entretien La Vie devant soi : Olivier Paquet animé par Guénaël Boutouillet

Olivier Paquet est né en 1973 à Compiègne. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Gre-noble, il est écrivain de science-fiction. Passionné par l’animation japonaise et les mangas, il a publié plusieurs articles de fond sur ces formes d’expression artistique. Il a également été chroniqueur sur France Culture pour l’émission « Mauvais genre ». Il a publié Structura maxima (Flammarion, 2003), la trilogie du Melkine (L’Atalante, 2012, 2013), Les Machines fantômes (L’Atalante, 2019).

Guénaël Boutouillet est critique, formateur, médiateur. Il anime des ateliers d’écriture et des dé-bats littéraires, des journées de formation professionnelle pour des médiateurs du livre. Depuis jan-vier 2015, il assure la coordination de la revue bi-média mobiLISONS, pour MOBILIS, pôle régio-nal de coopération des acteurs du livre et de la lecture en Pays de la Loire.

18h-19h

Les Machines en citations

Atelier-philo animé par des étudiants de l’université de Nantes

Présentation : L’atelier-philo animé par des étudiants de l’Université de Nantes s’appuie sur des citations d’auteurs, de penseurs et d’écrivains pour interroger le rôle, les usages et les imaginaires des machines dans nos vies. Il offre un espace de discussion ouvert où chacun peut questionner, partager ses expériences, croiser ses références et confronter ses idées.

L'intégralité du programme en PDF

Dimanche 15  mars

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13 mini-conférences de 20′ de 14h00 à 19h20

14h00 N    Nature,  Jean-Marie Frey
14h25 O    Oubli,  Maxence Körner
14h50 P    Pascaline, Cyril Hunault
15h15 Q    Quantique,   Antoine Tessier
15h40 R    Robot-compagnon,   Jean-François Crépel
16h05 S    Shadoks,  Armelle Grenouilloux
16h30 T    Talking-machine,  David Christoffel
16h55 U    Usine,   Yvon Quiniou
17h20 V    VAR (Video Assistant Referee),   Jean-Luc Nativelle
17h45 W   Watt (Machine de),  Malo Fourmont
18h10 X    Xinyòng tĭxì,  Roland Depierre
18h35 Y    Antic Ythère,  Mathieu Ballet
19h00 Z    Zéro/Un,  Keryann Chocron

Le livret de présentation de l'Abécédaire

14h30-15h30

L’inconscient : ce circuit dans lequel je suis intégré, Yann Diener

Yann Diener, qui comme Freud aurait aimé être archéologue, pratique la psychanalyse à son cabinet et à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Depuis 2015, il est en charge de la chronique psy de Charlie Heb-do, « Totem et Tabite ». Dénonçant l’état de la psychiatrie publique et la mauvaise presse de la psy-chanalyse, il montre dans LQI – Notre Langue Quotidienne Informatisée (Les Belles Lettres, 2022), « comment l’informatisation du langage rend notre pensée toujours plus binaire, ce qui participe de l’actuelle surenchère identitaire ». Il a aussi publié La Mâchoire de Freud (Gallimard, 2024), et L’inconscient inculqué à mon ordinateur (Premier Parallèle, 2025).

Présentation : Si nous investissons tant dans les machines informatiques, c’est qu’elles nous touchent intimement. Dans les années 1950, Lacan suivait la cybernétique et montrait que la machine relève de fonctions radicalement humaines : purement symbolique, plus dangereuse que la bombe atomique. Elle n’est pas le contraire du vivant, ce qui éclaire notre participation à la passion de l’ignorance qu’est la numérisation généralisée.

16h-16h30

Comment l’Intelligence Artificielle transforme-t-elle la démocratie ?, Thierry Ménissier

Thierry Ménissier (né en 1964) est professeur de philosophie en « sciences humaines et innovation » à l’Université Grenoble Alpes. Après des travaux sur Machiavel et la philosophie politique, il étudie aujourd’hui les technologies innovantes, notamment l’IA, et leurs effets sur les concepts démocratiques. Ses recherches s’inscrivent dans un contexte géopolitique, global et environnemental. Il a dirigé le Vocabulaire critique de l’intelligence artificielle (Hermann, 2025).

Présentation : L’intelligence artificielle bouleverse de nombreuses pratiques sociales et professionnelles. Mais qu’en est-il du politique ? Les concepts qui structurent la démocratie moderne — État de droit, responsabilité, libertés, autonomie — sont-ils remis en cause ou l’IA offre-t-elle au contraire de nouvelles opportunités ? Sommes-nous à l’entrée d’une transformation de la démocratie moderne, voire d’une société post-politique ?

16h30-17h30

L’IA met-elle en danger la démocratie ?

Discussion entre Thierry Ménissier et Pierre Cassou-Noguès, animée par Nadia Taïbi

18h-19h

Coexister avec les machines : IA, vêtements, vélos, Pierre Cassou-Noguès

Pierre Cassou-Noguès (né en 1971) est agrégé de mathématiques, docteur en philosophie et professeur à l’Université Paris-VIII. Responsable de l’axe « Fictions et rationalités », il explore les rapports entre fiction, science et technologie pour analyser le réel et ses possibles. Ses travaux montrent comment les innovations sont nourries par des fictions. Il est notamment l’auteur de La Bienveillance des machines

Présentation : Les vêtements ne sont pas des machines mais l’industrie textile, et le système de la mode, repré-sentent une gigantesque machinerie qui nous enveloppe et filtre nos rapports à l’extérieur. Intelli-gences artificielles, vêtements, vélos, ne sont pas les mêmes machines mais illustrent différents as-pects de nos relations aux machines et de nos relations à l’environnement par le biais des machines. Comment coexister avec les machines et coexister avec les non-humains par l’intermédiaire des ma-chines à l’heure de la catastrophe environnementale ?